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Ils saluent l’exploit de François Gabart

De près, de loin, tous ont gardé un œil avisé sur la course au record menée par François Gabart. Ils partagent leur point de vue.

 

Jean-Bernard Leboucher, Directeur sponsoring voile MACIF : « L’idée était que François exploite à fond le potentiel de son bateau, tout en respectant sa devise, écrite sur les parois de son bateau : « Fast but not furious ». Il fallait deux ans pour fiabiliser le bateau et le rendre quasiment parfait. Nous avions l’avantage de savoir déjà qu’il était bien né. Et c’est cette fiabilité qui fait que François a pu, tout au long du tour du monde, pousser le bateau plus loin et plus longtemps que jamais. Le mot est de lui : il aime faire des choses ‘raisonnables’, ce qui n’est pas le mot qui nous viendrait à l’esprit spontanément lorsque nous pensons à tout ce qu’il a donné, mais cela illustre les choix météo qu’il a faits avec Jean-Yves Bernot. Jamais le trimaran est allé se frotter aux pires conditions d’un système météo et, lorsqu’il a fallu se dérouter légèrement pour échapper au pire d’un système, François n’a pas hésité à le faire, sans perdre vraiment de vitesse. Sa performance prouve aussi qu’on peut obtenir des résultats remarquables en ayant une gestion prudente, en cherchant la vitesse tout en épargnant le bateau de ce qu’il pourrait avoir à endurer. Depuis le jour où François est venu nous présenter sa candidature dans le cadre du Skipper MACIF, en nous parlant de Vendée Globe alors que nous lui proposions d’apprendre le large sur un Figaro Bénéteau 2, il n’a cessé de progresser, pour exploiter au mieux tous les talents qui le caractérisent ».

 

Roland Jourdain, co-dirigeant de l’écurie de course au large Kairos : « Ce qui caractérise François ? Je n’ai pas vraiment de qualificatif, mais il incarne ce qui porte un monde nouveau : rien n’est impossible. Je me rappelle que, lors Bruno Peyron s’empare du Trophée Jules-Verne en moins de 80 jours, nous trouvions déjà ça incroyable. Aujourd’hui, un solitaire tourne autour de la planète en un peu plus de 42 jours. Ça fait tellement de bien de faire sauter les plafonds de verre ! Il y a des paliers dans l’histoire de la course au large, François vient d’en franchir un. C’est le résultat d’un cumul de connaissances qui se rejoignent autour d’un projet collectif, c’est très vertueux ».

 

Yoann Richomme, skipper MACIF 2014 : « François est de ma génération, nous sommes passés au même endroit par moments. C’est formidable de voir qu’il vient d’ouvrir la voie à une nouvelle génération de bateaux qui ont les moyens de réduire encore la planète. A l’époque de sa victoire sur le Vendée Globe, quand il a évoqué l’idée de faire du trimaran, je le regardais d’un œil bizarre. Or, il avait vu juste : ils seront plusieurs trimarans au départ du tour du monde en 2019. J’aime beaucoup l’équipe qu’il a constituée autour de lui, leur façon d’aller chercher la performance, et le lien qu’il a su créer entre les gens ».

 

Paul Meilhat, skipper MACIF 2011 : « Nos femmes sont sans doute très contentes de savoir que nos bêtises autour du monde, elles dureront de moins en moins longtemps ! (il rit) Exactement comme l’a fait Thomas Coville l’an dernier, François a explosé le record d’une génération. Sa force, c’est le timing. François a toujours été dans le timing parfait, il a toujours fait les choix les plus intelligents. Là, c’est avec un trimaran léger, le plus performant parmi les bateaux archimédiens, qui lui permet de signer ce record. Une fois encore, il a raison : ce n’était pas le moment de chercher à voler. Et puis il y a la force de son groupe pendant le tour : Jean-Yves Bernot et lui se connaissent par cœur, ses équipes connaissent le bateau par cœur et des membres du team ont travaillé à tour de rôle depuis le bureau de Jean-Yves. C’était un maillage parfait. Sa victoire est la victoire de l’intelligence et ça fait un bien fou à nous, marins, de savoir qu’il n’y a pas force plus efficace que celle-là ».

 

Jean-Yves Bernot, routeur de génie : « Notre accolade sur le bateau a été belle parce que nous nous connaissons depuis longtemps et il y a une grande complicité dans notre travail. Un jour, au salon nautique de Paris, un jeune ado de 14 ans vient me voir pour me faire dédicacer un ouvrage sur la météo, que j’avais écrit. Devinez qui c’était… François a une passion pour la météo, ce qui aide énormément. Il est également extrêmement intelligent, ce qui facilite deux trois choses dans la vie. Et il sait emmener tout le monde vers la performance en distillant une bonne image et une énergie énorme et communicative. Finalement, sa météo sur l’ensemble du tour du monde aura été à l’image de celle de Thomas Coville l’an dernier : dans la moyenne haute en termes de qualité, mais guère plus ».

 

 

 

 

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