Haut de page

Une première transition Atlantique bien négociée

La rapide remontée de l’Atlantique sud de François Gabart et du trimaran MACIF a connu hier soir un logique ralentissement à l’approche des zones de hautes pressions qui sévissent traditionnellement au large du Brésil. Un ralentissement somme toute très relatif au regard des vitesses enregistrées ; François, dans des flux d’est sud est d’une dizaine de nœuds, est parvenu à tutoyer toute la nuit la vingtaine de nœuds de vitesse. Il va durant une bonne partie de la journée renouer avec la pression avant de rejoindre en soirée une nouvelle zone d’instabilité transitoire avant les fameux alizés de sud est. J2 à poste, soucis de galette pour l’heure réparé, le grand trimaran aborde dans toute son intégrité le sprint vers l’équateur, situé à quelques 1 500 milles de ses étraves. François Gabart continue lui, d’étonner son entourage par sa tonicité malgré une fatigue avouée. Les moins de deux heures de sommeil enregistrées ces dernières 24 heures témoignent de la somme d’énergie investie pour s’extraire de cette première délicate zone de transition.

 

 

Point course en bref : 

  • Contournement de l’anticyclone réussi ; le trimaran MACIF maintient près de 1 700 milles d’avance
  • Nouvelle zone d’instabilité en vue, dernier obstacle avant l’alizé.
  • Journée de transition bien exploitée ; avec le J2 opérationnel, le trimaran MACIF retrouve tout son potentiel.

 

Un ralentissement tout relatif

 

Le trimaran MACIF a ainsi connu hier et cette nuit un radical changement de décor. A sa fulgurante remontée le long des côtes de l’Argentine s’est substituée une allure toute en finesse pour se faufiler, en évitant l’arrêt buffet, entre les zones d’instabilité proches du cœur de l’anticyclone en évolution sous le cap Frio au Brésil. Une fois de plus, la hargne du skipper combinée aux extraordinaires capacités du trimaran ont fait merveille et le trimaran MACIF est parvenu sans laisser trop de plumes à rejoindre un filon venté qui va lui permettre, durant une bonne partie de la journée, de renouer avec les hautes vitesses. « François a pu négocier parfaitement cette première difficulté météo grâce aux efforts prodigués dans le sud. Il a poussé très fort sur la machine depuis la Nouvelle Zélande précisément pour aborder de la meilleure des manières cette première moitié d’Atlantique Sud, en contournant par l’est ce magma instable de hautes pressions » explique Jean Yves Bernot depuis la terre. A plus de 18 noeuds de moyenne dans une zone où le vent est, à certain moment, tombé à moins de 10 noeuds, François Gabart a en effet pu exploiter avec bonheur chaque accélération pour maintenir au final, près de 1 700 milles d’avance sur le recordman de ce tour du monde, Thomas Coville et son maxi trimaran Sodebo.

 

Nouvelle zone sensible en vue

 

Une avance qui lui permet aujourd’hui encore d’aborder avec sérénité une nouvelle zone de transition intercalée entre ses étraves et les alizés de sud est. « La bonne nouvelle » explique Bernot, « c’est qu’avec le soleil, le beau temps, et le ralentissement du rythme de course, François peut de nouveau évoluer librement sur le pont, procéder à ses réparations et profiter pleinement de ce répit. Il a réglé, au moins pour le moment, ses problèmes de galette et de J2. Le bateau est absolument intègre et doté de 100% des son potentiel. Certes, François accuse la fatigue, mais le grand froid et le stress des hautes vitesses du Grand Sud sont derrière lui. Ce n’est plus la même fatigue, et on le sent animé d’une « gnack » terrible. »

Partager l'article
  • Facebook
  • Facebook

12 décembre 2017

Ces jours où rien ne doit arriver…

En ce mardi, François Gabart possède 2447 milles d’avance sur la route théorique du record de Thomas Coville. Et il n’a plus que 2274 milles à parcourir. Solidement juché sur ce pactole de 4...

Lire la suite

11 décembre 2017

[Vidéo] Le récap’ du 38è jour en images

C'est l'heure du récap' du jour avec un pot au noir avalé en seulement quelques heures pour François Gabart !

Lire la suite